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5 organisations nationales demandent que le prochain gouvernement fasse de la filière forestière une priorité absolue

Publié le 30 mars 2026

Saguenay, le 30 mars 2026 – Cinq partenaires majeurs de la filière forestière réclament que le prochain gouvernement fasse de la filière forestière une priorité absolue et développe une vision forestière québécoise d’avenir. En effet, les actions qui sont posées actuellement sont nécessaires pour traverser la crise, mais insuffisantes. L’Alliance des communautés forestières (anciennement Alliance forêt boréale), l’Association des entrepreneurs en travaux sylvicoles du Québec (AETSQ), l’Association québécoise des entrepreneurs forestiers (AQEF), le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) et la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF), ont interpellé les candidats à la chefferie de la CAQ, le gouvernement et les ministres actuels, afin qu’ils prennent action et promettent de mettre en place rapidement des mesures qui permettront à l’ensemble de la filière forestière québécoise de se restructurer, de demeurer forte, compétitive et de traverser la crise.

Chacune de ces organisations a fait plusieurs propositions au gouvernement et présenté plusieurs actions et solutions qui permettraient de préserver la structure industrielle et entrepreneuriale forestière et auraient des impacts positifs sur la rentabilité des acteurs du secteur forestier.

« Chaque jour, des centaines de familles vivent dans l’incertitude la plus totale. Elles ne savent plus comment subvenir à leurs besoins. Elles n’ont plus personne vers qui se tourner, parce que le système censé les protéger les a abandonnées. Depuis des mois, le milieu forestier, les travailleurs, les élus régionaux et les organisations de terrain tendent la main au gouvernement. Des mesures ont été proposées, des sommes ont été annoncées, mais ça ne suffit pas encore! Pourquoi? Le gouvernement a pourtant tous les éléments en main », mentionne le président de l’Alliance des communautés forestières, M. Yanick Baillargeon.

« Les entrepreneurs sylvicoles sont très préoccupés par l’état de santé actuel des forêts, en raison notamment du retard dans les interventions dû à la mauvaise planification opérationnelle des travaux et de la réduction budgétaire occasionnée par la non-indexation depuis 2014. Au cours des dernières années, 143 000 hectares de plantation ont été laissés à l’abandon. Seulement pour l’année 2025, il manquait 52 M$ pour faire les travaux de base. En période d’incertitude, la population place son argent dans des valeurs refuges, telles que l’or. La forêt… c’est l’or vert du Québec. Pour le gouvernement, le moment est tout désigné pour investir massivement dans sa mine d’or tout en pensant aux générations futures », a affirmé le président de l’AETSQ, M. Rémy Paquet.

« Agir sur l’environnement d’affaires, c’est aussi soutenir les entrepreneurs forestiers, qui interviennent du parterre à l’usine. Premier maillon de la chaîne d’approvisionnement, ils jouent un rôle clé dans le développement du secteur et le maintien du tissu socio-économique de nos collectivités forestières. Leur bonne santé influence directement celle de l’ensemble. Ces entrepreneurs subissent une double pression : des coûts croissants (machinerie, entretien, carburant, assurances, financement) et une baisse des volumes de travail qui fragilise leur capacité à investir dans la modernisation de leurs équipements et activités. Il est urgent de reconnaître pleinement ces défis spécifiques par des mesures ciblées et un cadre durable. Ce cadre sécurisera leurs entreprises, leur permettra de planifier l’avenir avec plus de confiance et favorisera la relève, essentielle à la pérennité du secteur, » de dire le président de l’Association québécoise des entrepreneurs forestiers, M. Benoit Lasalle.

« Le litige commercial a mis en évidence le fardeau additionnel supporté par les entreprises québécoises. Nous saluons les efforts réalisés par le gouvernement du Québec qui ont conduit à l’abolition de la rente et la mise en place prochaine d’un système de tarification moderne et réactif. Nous nous adressons maintenant au prochain gouvernement du Québec afin qu’il fasse de la forêt une priorité absolue et qu’il dote le Québec d’un régime forestier moderne et propice au développement de toutes les parties. En tant que plus importante province forestière du Canada, le Québec doit offrir à ses entreprises un environnement d’affaires compétitif, » a déclaré le président du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), M. Michel Vincent.
« Le réseau des coopératives forestières est présent dans tous les domaines de la filière, allant même jusqu’au logement et à l’alimentation des travailleurs. La crise actuelle touche l’ensemble de nos coopératives, donc l’ensemble du secteur forestier. Au cours des trois dernières années pourtant marquées par une forte inflation, les entreprises sylvicoles qui œuvrent à la remise en production de la forêt ont dû composer avec une baisse de leur rémunération et voilà que le gouvernement nous annonce qu’il se dirige vers trois autres années de coupes. La filière forestière a besoin de mesures d’aide pour lui permettre de traverser cette crise, pas d’aggraver les conditions de travail pour rendre la situation des entreprises sylvicoles intenable », a fait valoir de président de la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF), M. Stéphane Gagnon.
Les propriétaires forestiers regroupés du Québec partagent également ces préoccupations et s’inquiètent particulièrement du manque de prévisibilité entourant la gestion des forêts publiques. Cette incertitude fragilise non seulement la planification des interventions sylvicoles, mais aussi la confiance envers le régime forestier actuel. Les propriétaires regroupés au sein des groupements forestiers, ainsi que Groupements forestiers Québec (GFQ), ont un intérêt direct à voir émerger rapidement un nouveau régime forestier plus stable, cohérent et prévisible.

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Source :
Catherine Potvin
418-630-6316
catherine@zoneorange.ca