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Événements

La Fédération québécoise des coopératives forestières tiendra son congrès annuel les 14 et 15 avril 2010, à l'Hôtel Gouverneur Québec, sous le thème La forêt change...les coopératives aussi!

La forêt et les activités qui s'y réalisent changent très rapidement. D'une part, l'industrie de la transformation traverse une crise qui mènera à une sévère reconfiguration de la filière. D'autre part, le gouvernement propose de réformer le régime forestier en profondeur. Ces changements surviennent également dans un contexte social et économique instable. Les coopératives doivent donc forcément s'adapter pour profiter du nouvel environnement qui se met en place pour continuer à se développer. Le congrès servira à la fois à sensibiliser les membres aux nouvelles réalités du secteur forestier, mais aussi à réfléchir ensemble pour mettre à jour leur plan de développement.

Programme et fiche d'inscription

Contrairement aux années passées, des ateliers seront ouverts à tous durant notre prochain congrès annuel, dont les sujets porteront sur les nouveautés du régime foresier, soit :

La forêt de proximité

Le nouveau régime forestier entend laisser une plus grande place aux initiatives des communautés qui souhaitent s’approprier davantage les retombées des activités forestières qui se réalisent près des communautés. Le projet de loi 57 avance qu’une consultation sera proposée et qu’une Politique de forêt de proximité sera ensuite adoptée. L’atelier permettra au MRNF de préciser les objectifs et les éventuelles composantes de cette politique. Farid Harouni, de la Fédération Québécoise des Municipalités, l’instance qui a le plus revendiqué cette politique, jouera le rôle d’analyste dans cet atelier.

La stratégie d’intensification de la sylviculture

Le projet de loi 57 introduit timidement la notion d’intensification de la sylviculture. En fait, dans les deux versions du projet de loi, il est surtout question de zonage des territoires forestiers pour favoriser l’intensification de la sylviculture. L’atelier permettra donc au MRNF de présenter sa vision de ce que devrait comprendre une stratégie d’intensification, soit les objectifs et les cibles à atteindre, des scénarios sylvicoles, des instructions pour les réaliser, un financement approprié et des moyens concrets pour protéger les investissements. C’est Guy Lessard, du CERFO, qui a beaucoup contribué à l’élaboration des guides sylvicoles, qui sera l’analyste de cet atelier.

Le libre marché et le Bureau de commercialisation

L’un des changements les plus importants du nouveau régime forestier sera l’introduction de la notion de libre marché des bois. Plusieurs intervenants du secteur forestier conviennent qu’il sera utile de donner la chance à de nouveaux acteurs d’avoir accès à des bois provenant de la forêt publique pour favoriser l’innovation, mais personne ne sait encore comment cela pourra être mis en œuvre. L’atelier permettra au MRNF d’expliquer les grandes composantes du projet et de présenter plus en détail le rôle du Bureau de commercialisation. Bruno Del Degan, dont la firme a réalisé la première étude pour le compte du MRNF sur la libéralisation des bois sera l’analyste de cet atelier.

L’attribution des contrats de sylviculture

Dans le régime forestier actuel, les contrats de sylviculture étaient octroyés par les industriels forestiers qui étaient les bénéficiaires de CAAF. Dans le prochain régime forestier, cette responsabilité est transférée au MRNF. Ce changement important dans la configuration du système forestier provoque une certaine inquiétude. Si le processus d’appel d’offres public n’est pas bien encadré, il pourrait conduire à une diminution des conditions de travail, ce qui serait peu propice au recrutement et à la rétention d’une main-d’œuvre compétente. Le MRNF va profiter de cet atelier pour présenter la démarche en cours pour proposer un processus d’appel d’offres performant tout en étant respectueux des entreprises et des travailleurs qui réalisent les travaux. L’analyste de cet atelier sera Florent Morin, qui a beaucoup approfondi cette question lorsqu’il dirigeait l’Agence de mise en valeur du Bas-St-Laurent.

La certification environnementale des territoires

Le Québec est actuellement bien positionné en Amérique du Nord quant à l’importance de son territoire forestier qui bénéficie d’une certification environnementale par un tiers. Jusqu’à maintenant, cette certification était assumée par les intendants de territoire, dont principalement des industriels forestiers dont les clients exigeaient sur le marché d’obtenir des bois provenant de territoires certifiés. Avec les nouvelles règles du jeu introduites par le projet de loi 57, il n’est pas facile de savoir qui sera responsable des systèmes de gestion environnementaux et, le cas échéant, comment seront transférées les responsabilités qui y sont associées. Le MRNF viendra donc présenter sa conception de l’avenir des certifications environnementales territoriales. C’est François Grimard, du bureau de consultant Camint, qui détient une très grande expérience en matière de certification environnementale qui jouera le rôle d’analyste pour cet atelier.

Les responsabilités en matière de planification forestière

Le transfert des responsabilités en matière de planification forestière constitue également un autre des changements fondamentaux de ce nouveau régime forestier. Alors que jusqu’à maintenant c’étaient les bénéficiaires de CAAF qui avaient la responsabilité d’effectuer la planification stratégique, tactique et opérationnelle (plan général, plan quinquennal et plan annuel), ce sera maintenant le MRNF qui tiendra ce rôle. Pendant la commission parlementaire, nombreux sont les acteurs du secteur forestier qui ont manifesté des inquiétudes quant à la menace que cette nouvelle configuration de responsabilité fait peser sur la compétitivité du secteur. Le MRNF va donc présenter les grandes lignes de la stratégie qu’il entend mettre en œuvre pour assumer cette nouvelle responsabilité de même que le rôle que devrait y jouer les autres acteurs du secteur forestier. C’est Alain Paradis de COFOR qui a auparavant travaillé pour la Coopérative de gestion forestière des Appalaches et le CERFO et qui s’intéresse beaucoup à l’importance stratégique de la planification opérationnelle qui agira à titre d’analyste.